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  • Marie Bosc

Parce que je t'aime, je te laisse partir...


Lorsque nous perdons un proche, nous faisons face à la perte, au vide, à l'absence et bien souvent à un sentiment d'injustice.

Aussi soudaine que la perte puisse être, elle nous ramène toujours à l’inéluctable, à la soudaineté de la vie qui donne et qui reprend, sans que l'on puisse agir ou contrôler.

Nos sociétés modernes ont fait de la mort un tabou, une fin, un vide, un voile sombre qui sabbat sur les familles, fermant les cœurs au vrai dénouement de cette étape pourtant salutaire qu'est la mort.

La mort n'existe pas, la mort est une porte, une fin pour un commencement.

La mort est une naissance, une renaissance, qui s'inscrit indéfiniment dans nos cycles d'âmes.

Nous sommes morts mille fois dans nos incarnations précédentes, et nous sommes revenus avec ce grand défi de la vie sur Terre, l'accomplissement de la libération totale, l'avènement de notre être entier, la transmutation de nos fardeaux d'âmes que nous portons et transportons depuis tant d'années, tant de vies.

Chaque jour sur Terre des âmes partent, et d'autres arrivent, le cycle perpétuel des naissances et des départs.

Je n'aime pas utiliser le mot mort car il n'est pas vivant, l'âme étant éternelle, je préfère utiliser le mort départ.

Quand nous perdons un proche, nous sommes tout d'abord en état de choc, impossible pour nous de réaliser, tout semble irréel soudain, violent.

Nous passons par des phases bien distinctes du deuil : Le Déni, la Colère, la résistance, la dépression , l'acceptation.

Tous ces sentiments se mélangent en nous, mais elles sont nécessaires, elles se réfèrent à des blessures émotionnelles que notre âme portent depuis bien des vies.

Le Déni est un grand fléau humain, nous refusons bien souvent la réalité, et le Déni est utilisé par le mental pour se rassurer dans tous les domaines. Nous utilisons le déni dans notre vie personnelle par peur de l'inconnu. On se ment, on se trouve des excuses, on esquive les possibilités pour rester dans sa zone de confort.

La Colère elle, est un sentiment que nos âmes connaît bien, nous sommes nombreux à la porter en nous, un beau bagage karmique qui empoisonne notre corps et notre cœur.

La résistance elle nous permet de lutter, de nager à contre courant, c'est bien là notre erreur, car lutter épuise, et nous empêche d'avancer dans de bonnes conditions, résister a longtemps été perçu comme une force, alors qu’elle nous vide de notre créativité. Si nous lâchions prise tout serait beaucoup plus fluide et paisible.

La dépression elle est liée à la tristesse, il y pourtant une grande différence, nous avons le droit de ressentir de la tristesse quand nous perdons un être cher, et il me semble que cette tristesse est légitime et doit sortir, ainsi pleurer devient un outil thérapeutique salvateur. Nous ne pleurons pas assez, nos corps en sont les témoins. Tout ce qui n'est pas pleuré reste logé dans nos corps énergétiques et notre corps physique.

L'acceptation elle est la fin du processus de deuil, j'accepte que l'autre n'est plus ici physiquement, et j'apprends à vivre avec cette réalité.

En tant que médium, et après avoir passé des années à communiquer avec des âmes décédées, je sais que la mort n'est qu'une illusion.

Dans cet autre monde, cet au-delà, nos proches continuent à vivre, ils sont libres et sont délestés de leurs identités terrestres parfois trop lourdes pour eux.

Ainsi dans mes communications avec ces âmes, beaucoup m'ont confiés respirer vraiment pour la première fois, un état de paix intérieur, et une introspection réelle qui les fait rayonner au-delà.

Certaines âmes n'arrivent pas à rejoindre la Lumière et se retrouvent parfois coincées dans un entre deux immobile, une sorte d'arrêt sur image dans lequel ils se sentent en sécurité. D'autres sont plongées dans l'obscurité, piégées dans leurs peurs et leurs colères.

Ils ont alors besoin d'aide pour les guider vers la porte lumineuse, qui les conduira à bon port.

Si nous aimons nos proches, nous devons les encourager à rejoindre leur destination, et ne pas les freiner dans ce voyage, en rajoutant un fardeau inutile sur leurs épaules, celui de la culpabilité.

Si nous aimons nos proches laissons les partir en paix, et prions pour eux, avec tout notre amour. Nous pouvons leur parler et leur donner notre pardon afin d’effacer les litiges les différents, les non dits, qui sont comme des chaînes à leurs pieds.

Cela me fait penser aux illustrations anciennes de fantômes dans un drap qui a des chaînes qu'il agite Cette image est très révélatrice je trouve, le drap symbolisant le voile de l'illusion et les chaînes tout le bagage émotionnelle qui en découle.

Laissons partir nos proches avec Amour, et permettons leur de trouver la paix, en acceptant leur départ, en laissant aussi sortir nos émotions, sans tenter de les retenir dans une vie qui n'est plus la leur.

Laisser partir nos défunts est un cadeaux d'Amour,le plus beau qu'on puisse leur faire.

En tant que médium je ne peux m'empêcher d'avoir un pincement au cœur, quand je vois toutes ces âmes perdues dans des maisons, des lieux en tout genre, qui errent sans but, et ressassent le film de leur existence, parfois depuis si longtemps qu'elles en ont oubliées leur identité.

La plupart des esprits en colère ne sont pas méchants, ils sont justes en souffrance, et ont besoin d'aide. Quand je suis face à un esprit en colère je prends toujours du recul et je me demande ce qu'il a bien pu vivre pour être dans cet état, et bien souvent les écouter et les rassurer leur ouvre les portes de cette autre vie qui les attend avec amour et bienveillance. Beaucoup d'âmes errantes m'ont confiées avoir peur de passer par peur du jugement, par peur du purgatoire. Et combien c'est triste de voir à quel point nos croyances nous emprisonnent.

Aidons-les, en cette période de la Toussaint en leur envoyant tout notre Amour .

Nous pouvons prier pour eux, et demander aux guides de Lumière de les accompagner.

La mort n'existe pas elle n'est qu'un commencement perpétuel, un beau voyage vers de nouvelles possibilités loin des restrictions de la vie terrestre.

Et pour conclure voici un message qu'une défunt ma transmis en séance pour sa compagne en souffrance qui en faisait pas son deuil :

« Nous ne sommes pas séparés, l'Amour véritable ne connaît pas le temps ni la distance, je serai toujours en toi, et mon souvenir doit être une force, c'est comme cela que je continue à vivre à travers toi, par l'Amour, et pour l'Amour. Je ne suis pas bien loin, je suis là, en toi je ne suis jamais parti, je suis ton souffle, je suis tes battements de cœur, je suis bien là, en toi. Alors ne me pleure pas ne m'oublie pas, car moi je suis bien vivant, plus que jamais d'ailleurs...

Je t'aime et je veille sur toi..

Marie Bosc


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